lundi 30 avril 2018

Petit réaménagement de la pharmacie de HTKM

Quand on tire sur le bout d'une pelote. il faut aller jusqu'au bout. Quand on commence le réaménagement du laboratoire, de la salle de stockage, de la case d'accueil, du jardin botanique, après les gros travaux en 2017 de l'école (la grande, celle du primaire) et du gîte, faut aussi aller jusqu'au bout






Depuis samedi, c'est la pharmacie qui prend un coup de jeune: tisanes et extraits de plantes d'un côté; poudres, savons et pommades de l'autre...

Les photos évitent soigneusement l'angle du plafond qui mérite, lui aussi, un sérieux coup de réfection... Ca va venir... Bientôt!




dimanche 29 avril 2018

Message de Mathilde après un stage d'un mois

« Alors, c’était comment ton voyage ? » Comment parler de mon séjour au sein de l’hôpital traditionnel de Keur Massar ? C’est une chose difficile…

Dans la grande banlieue de Dakar, au milieu des constructions effrénées de bâtiments, il est là. C’est une petite bulle de verdure et de calme. Une fois les portes passées, on laisse le brouhaha de la ville pour arriver dans une petite « brousse » qui résiste (encore et toujours à l’envahisseur).



Toute l’équipe t’accueille chaleureusement et t’apprend volontiers. Mais il faut suivre et faire ! Les premiers jours, un peu déboussolée, tu vas récolter. Tu coupes ce que Yero et Sané te montrent. Tu te perds entre les différents noms wolofs, peuls, français et latins des plantes, mais tu continues. Ils connaissent chaque plante du jardin alors que toi tu ne sais même plus par où tu es venue!




Après, tu passes à la préparation de la récolte, à l’ombre d’un arbre. Tu suis les consignes de Yero qui donne le rythme en souriant « Coupez ! Coupez ! » « Pilez ! Pilez ! ». Pendant ce temps, tu palabres avec eux sur la vie ici : ils t’apprennent les règles des salutations, ils rigolent des achats que tu as tenté de négocier…





Une fois les plantes préparées, elles sont mises dans un emballage au laboratoire. Tu donnes un coup de main à Moussa, Samba et Diouf. Tu observes ces poudres multicolores en te disant qu'elles vont soigner quelqu’un, quelque part...





Pendant ce temps, Djibril consulte et passe de temps à autre chercher un traitement pour un patient. Il t’explique ce qu’il fait pendant ses consultations, ce qu’il questionne, le principe de chaque traitement prodigué sur place, etc. En plus de connaître son hôpital par cœur, il connaît chaque arbre qu’il a planté et les propriétés de nombreux autres. C’est un puits de savoir.


Je pourrais encore rédiger des dizaines de pages pour vous parler de la cuisine sénégalaise faite par Diyé et Khady, de Geneviève qui, avec son grand cœur, s’assure que ton séjour se passe bien, des maîtres de l’école qui tiennent à partager leur bol avec toi quand tu es seule au gite, des stagiaires aux parcours si intéressants…













Mais, en résumé, mon séjour s’est très bien passé parce que j’ai rencontré des personnes exceptionnelles qui m’ont parlé de leur passion pour les plantes médicinales. Je suis venue observer la médecine traditionnelle avec mon regard d’étudiante en anthropologie et je repars avec l’envie d’étudier les relations homme-flore en ethnobotanique.



Merci à toute l’équipe de l’hôpital traditionnel de m’avoir accueillie et transmis !
        
                                                              Mathilde G.

jeudi 26 avril 2018

Une salle des maîtres rénovée....

La salle des maîtres de l'Ecole Yvette Parès a commencé sa métamorphose: nouvelle peinture, nouveau carrelage, nouvelle bibliothèque qui se remplit avec les livres scolaires et le matériel apporté par les ami-e-s genevois. 















Un beau meuble bas ainsi qu'une longue table ont migré des bureaux de l'administration vers l'école pour la plus grande joie du directeur, Cheikh... qui déjà envisage la suite de la rénovation de ce bâtiment (le bâtiment du préscolaire et du CI - une spécialité du Sénégal juste avant la première classe...).

Prochaines étapes: acheter une dizaine de chaises pour les professeurs; carreler trois salles de classes et le couloir; et acheter encore des bancs- chaises ... mais chaque chose en son temps...!



Début d'expositions à la case Denis Guichard


Khady, à l'accueil,Des panneaux de bois ont été posés s'est bien installée maintenant pour recevoir les patients et les visiteurs. 















Des panneaux de bois ont été posées par notre menuisier efficace, puis ont été recouverts de tissus indo-sénégalais pour accueillir:

  • sur la gauche: des conseils de nutrition et d'hygiène
  • sur la droite: un histoire de l'Hôpital (travail en cours...)




Et au milieu la belle vitrine avec les produits de Keur Massar, les livres du Professeur Parès et le film de Chantal Perrin sur l'Hôpital.

La aussi, du travail reste à faire...








Qui était Denis Guichard?

Né en 1949, Denis GUICHARD était le dernier enfant d’une famille nombreuse. Il était doué de grandes qualités de cœur et d’intelligence, alliées à beaucoup d’originalité et d’indépendance d’esprit.

Après des études d’informatique suivies sans enthousiasme, il choisit la pharmacie car, depuis sa petite enfance, il a toujours été très proche de la nature. La vie des plantes, des animaux et même les pierres le passionnent.

Au cours de ses études en pharmacie, il s’intéresse aux plantes médicinales qui deviennent sujets de recherche et d’expérimentation. Il lui faut aller plus loin et il commence à 28 ans des études de médecine. Il veut allier recherche spirituelle et recherche sur la santé. Sa grande curiosité lui fait découvrir l’existence de connaissances de la vie de l’homme et de l’univers peu enseignées dans les universités.

Il aime les découvertes sur l’étonnante diversité de la nature, des jardins et des cultures. Denis Guichard veut associer sans cesse la recherche scientifique et une vision spirituelle. En fait, c’était vraiment l’idée finale de toutes ses recherches : une vision d’ensemble de la vie, de l’univers et de leur source.

Il commence à mettre en œuvre ces recherches, mais ne peut les poursuivre et nous les poursuivons aujourd’hui au sein de la Fondation Denis GUICHARD.


Voici ce que disait de Denis l’un de ses amis : « Denis était toujours très apprécié pour ses qualités humaines : discrétion, gentillesse, amour de la recherche et celles, peu communes, de chercheur naïf au sens où on le sentait comme un enfant capable de s’émerveiller à propos d’observations qui échappent aux experts ordinaires. Cet éveil qu’il avait sur les choses de la nature faisait qu’il pouvait s’approcher d’une compréhension meilleure des rapports de l’homme et de l’Univers, entre l’homme et les plantes qu’il connaissait très bien...»

lundi 16 avril 2018

Local des STOCKS

Après le laboratoire, c'est le local des stocks qui est réorganisé... Lui aussi en avait besoin avec l'augmentation de la production.

Choix de réutiliser certains matériaux (comme les portes d'une armoire ou une ancienne vitrine en fer), mais aussi de faire de nouveaux rayonnages, d'acheter de grandes et moyennes boites qui se ferment hermétiquement pour protéger les produits de la poussière ou des insectes. 

Le carrelage et la peinture avaient déjà été faits en 2017.










L'Hôpital devient de plus en plus professionnel dans son organisation: récolte; production; stocks; vente... Prochaine étape: la pharmacie!

samedi 7 avril 2018

Le gîte de "L'Arbre à Partage": un lieu de partage assurément!


Ce sera bientôt le temps de faire le bilan de ce nouveau défi pour l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar: le gîte de "L'Arbre à Partage"!

Comme "imaginé" dans la tête avant de l'incarner en pierres, meubles, livres, vaisselles, etc., le gîte de l'Arbre à Partage s'est révélé être un lieu de partage, d'échanges, de paix, de rires, de bons repas aussi (à midi, c'est le partage du bol sénégalais, mais le soir ou les jours fériés, vive le naturel qui revient au galop!)


  • Les patients ont pu apprécier de suivre des traitements en restant plusieurs jours de suite au sein de l'Hôpital, profiter de l'équipe sur place, du calme du lieu aussi...

  • Les stagiaires ont pu converser, faire des recherches, manger ensemble dans la bonne humeur sans des allers et retours incessants sur Dakar


  • Les visiteurs (du site et du jardin botanique en particulier) y ont fait des pauses, et, avec des connaisseurs comme Colette ou Djibril, ont pu poser des questions sur les plantes, les traitements, les maladies, les projets...













  • Les amies de Genève, mais aussi les stagiaires, ou les amis d'ici, de Keur Massar ou de la proximité, ont eu envie de s'investir, d'aider, d'améliorer un élément du site de Keur Massar: école ou gîte ou case d'accueil ou labo ou jardin botanique... Et le gîte, et la cour se transforment parfois en ateliers... Chacune, chacun y laisse une trace de son passage et c'est formidable de constater ces bonnes énergies convergentes!





  • Et puis, petite touche par petite touche, la bibliothèque, le mobilier, la décoration rendent le lieu plus chaleureux, plus riche, plus coloré!